Villeneuve-sous-Dammartin ► ECT : les conducteurs d’engins façonnent la nature

Villeneuve-sous-Dammartin ► ECT : les conducteurs d’engins façonnent la nature

Les conducteurs d’engins, dits aussi « bullistes », façonnent la nature chez ECT. Luc Rovela, responsable conducteurs d’engins  décrit son métier comme une passion. 

A la fois soucieux de la nature et amoureux des machines, il travaille chaque jour avec enthousiasme et surtout avec le sentiment d’être utile à l’environnement. Il raconte : « Quand j’étais tout petit, en Martinique, j’étais attiré par les machines. Je jouais devant la maison et dès que j’entendais un moteur, même de loin, je devais aller voir ce que c’était. Je passais des journées à regarder évoluer les engins pendant que ma mère me cherchait. » 

Luc a finalement suivi des études pour conduire les engins de chantier puis est venu en métropole pour travailler et comme il dit, « avoir un bon salaire ». Dans son royaume de mécanique et de moteurs, Luc est philosophe. Il conseille : « Quand on me dit qu’on est déprimé parce que le ciel est gris, je réponds, ‘arrête de le regarder et fais ce que tu as à faire’... »

Le conducteur d’engins travaille sur le site d’ECT, à Villeneuve-sous-Dammartin, mais également sur d’autres sites où la terre a besoin d’être poussée et le terrain modelé. Ce qui l’intéresse, c’est le rendu : « On y met des efforts, on s’applique. C’est un travail qui va permettre ensuite aux jardiniers de planter de la végétation. Ils plantent plus de vingt mille arbres par année. Nous avons de grandes surfaces à aménager... Il y a des chantiers qui marquent plus que d’autres. Le premier site auquel j’ai participé m’a étonné. D’un endroit vraiment pas joli qui était devenu un repaire de drogués, qui était sale et dangereux, avec des seringues qui traînaient par terre, des recoins sombres et sordides, nous avons fait un très beau site où la nature a repris ses droits et qui est accessible aux familles. J’y suis retourné par curiosité car en général je retourne rarement sur les sites où je place la terre. Cette fois, j’ai vu ce que ça donnait après le passage des jardiniers et c’est vraiment beau. »

Dernièrement, Luc s’est occupé du petit site d’Iverny, où en premier lieu il a façonné le cordon de terre tout autour pour empêcher les intrusions pendant les travaux. Chaque jour, Luc Rovela parcourt les 70 kilomètres qui séparent son domicile, dans l’Oise, où il vit avec sa femme et ses trois enfants, du site d’ECT. Dans quelques mois, ça fera deux ans que le bulliste a été promu chef d’équipe au sein de l’entreprise. Pelles hydrauliques, chargeuses, tombereaux, niveleuses... les engins n’ont plus de secrets pour le spécialiste qui se déplace selon les besoins de son métier : « Je suis allé à Vémars, à  Moussy-le-Neuf, à Claye-Souilly... Je suis souvent en chargeuse, une machine qui est faite pour nettoyer, par exemple quand il a plu. Quand ça commence à sécher, il faut nettoyer tout le site, comme enlever les ornières de pneus. Le site doit être propre et agréable à travailler. »

Les missions du conducteur d’engins et de l’équipe ne se limitent pas à l’embellissement mais comprennent aussi la vérification des terres. Les chargeuses, à l’aide de bras articulés, permettent également d’effectuer le rechargement des matériaux qui sont parfois refusés sur le site. Luc explique : « Il peut arriver que des clients nous apportent des matériaux non-conformes que le bulliste en place, ou bien le placier, détecte au visuel ou à l’odeur. Il me prévient et le camion repart en bascule, à la sortie du site. Je fais un rapport immédiat avec photo et on redonne le bon de décharge au chauffeur du camion qui repart avec ses terres. C’est une vérification de plus. Quand les terres sont acceptées, c’est le bulliste qui va les pousser   sur le site une fois déchargées. »

Le site de Villeneuve peut parfois accueillir près de 700 camions par jour. Ce sont autant de tonnes de terre que le bulliste devra faire décharger, vérifier, étaler, en somme former la base du futur paysage.

 

 

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Dernière modification le mardi, 06/07/2021

Publié dansVie locale

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