Lagny-sur-Marne ► Le collectif de soutien aux réfugiés devient une association

Le collectif de soutien aux réfugiés à Lagny-sur-Marne devient une  association... Elle veut venir en aide aux migrants et demandeurs d’asile.

A l’initiative d’Amnesty international Marne-la-Vallée, du Secours catholique et de l’association des musulmans de Lagny, un collectif s’était mobilisé pour aider les 230 migrants que la ville avait dû accueillir en juin dernier.

Les réfugiés sont partis, mais le collectif a décidé de fonder une association pour poursuivre son action.

"Une terre pour tous"
Une terre pour tous, c’est le nom retenu par les trente-sept membres du collectif qui se sont réunis, vendredi 9 septembre, au centre paroissial Saint-Fursy. Leur volonté est de "ne pas briser la mobilisation humanitaire créée autour des réfugiés". « Certains d’entre eux reviennent à Lagny pour les cours de français que nous donnons deux fois par semaine, mardi et samedi. Des liens se sont tissés et, à chaque fois, ce sont de vraies retrouvailles » explique Daniel Arquié, adhérent d’Amnesty international.

Deux réfugiés sont hébergés chez Claude et Josiane, un couple de Latignaciens, et un bail est en cours de négociation avec une habitante de Carnetin pour en loger d’autres. Car les bénévoles s’occupent aussi du suivi des migrants placés à Saint-Mard, Champcueil (Essonne) et Soissons (Aisne). « Nous les aidons en leur trouvant un logement, en les accompagnant dans leurs démarches administratives ou à la préfecture pour leur demande de droit d’asile. On leur trouve également un interprète quand ils vont chez le médecin » précise Franc Barret, responsable du Secours catholique de Lagny.

« L’hiver va venir et il y aura des besoins concrets. Pour une famille syrienne de Torcy, on a besoin actuellement de vêtements de sport pour enfants » lance André Havy, membre d’Amnesty international.

Dirigée collégialement
Sans président en titre, elle sera dirigée collégialement par un conseil d’administration de sept à quinze personnes maximum. En définitive, quatorze membres étaient candidats. Ils ont tous été élus à l’unanimité lors de l’assemblée constitutive : André Havy, Anne-Flore Thiébaut, Annie Gourbat, Audrey Cagniant, Caroline Lissitzky, Daniel Anselme, Franc Barret, Leila Rabat, Marie-Annick Degeorges, Mohammad Boussettar, Rose-Anne Sinfield, Souad Derkaoui, Vianney Billette, Youcef Zafour.

L’association a été domiciliée au 11 avenue Albert-Camus, à Lagny. Dans la foulée, la cotisation annuelle a été fixée à 20 euros et les migrants pourront adhérer moyennant la somme symbolique de un euro, « pour leur permettre de s’impliquer dans l’association ».

Au travail dès la semaine prochaine
Les statuts vont être déposés en préfecture et la première séance de travail se tiendra, vendredi 16 septembre à 20 heures, au siège du Secours catholique, rue Vacheresse. A l'ordre du jour figure la nomination des six membres qui siégeront au comité de pilotage comprenant trois collèges : coordination, secrétariat et trésorerie.
La mairie va prêter deux salles
Pierre Tébaldini, directeur de cabinet du maire de Lagny, a fait une apparition en début de séance pour saluer le travail des bénévoles. « Grâce à votre élan de générosité, vous avez fait en sorte que l’accueil des réfugiés au gymnase Thierry-Rey soit une réussite. Le maire vous remerciera lui-même car vous êtes tous conviés à une soirée qui aura lieu mercredi 5 octobre ».

La mairie devrait mettre deux salles à disposition de l’association pour lui permettre d’assurer les cours de français.

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Tribune libre ► Les derniers réfugiés ont quitté le gymnase

Les derniers réfugiés ont quitté le gymnase Thierry Rey vers de nouvelles structures d'accueil en région parisienne.

Les lieux sont laissés dans un état plus que satisfaisant, qui sera toutefois constaté par un huissier dans les prochains jours.

L’ensemble de l’équipe municipale se joint au maire, fier de l’image de solidarité et de tolérance renvoyée par la Ville, pour remercier :

- les Latignaciens qui ont su accueillir avec respect et dignité ces personnes démunies dans un climat apaisé - les différents services municipaux mobilisés - les particuliers et bénévoles, le collectif regroupant une dizaine d’associations caritatives qui ont aidé au quotidien, en apportant nourriture, vêtements, animations et chaleur humaine - les responsables d’associations sportives pour leur compréhension et les échanges de créneaux horaires - les maires des communes avoisinantes qui ont ouvert leurs installations sportives à nos clubs - l’association des musulmans de Lagny qui a accueilli et nourri de nombreux réfugiés durant cette période de ramadan - la préfecture pour avoir respecté son engagement une fois l'arrêté de réquisition terminé - et enfin l’association la Rose des Vents qui a encadré les migrants durant 1 mois avec un grand professionnalisme. Malgré une promiscuité de tous les instants, aucun incident notable n’est en effet à déplorer, tant dans l'enceinte du gymnase qu'en ville.

Les services techniques vont maintenant œuvrer pour que le gymnase soit de nouveau prêt à accueillir nos sportifs(ves)

Souhaitons à ces migrants de trouver rapidement un lieu d'accueil propice au démarrage d'une nouvelle vie.

La Ville de Lagny

Meaux ► Jean-François Copé accepterait 24 réfugiés syriens

Jean-François Copé (LR), maire de Meaux, a annoncé que la ville pourrait accueillir vingt-quatre migrants. C'est en tout cas ce qu'il est ressorti de la réunion de travail à laquelle le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait convié les maires de France prêts à accueillir des réfugiés. La rencontre a eu lieu à la Maison de la chimie à Paris et a rassemblé environ 600 communes.

Jean-François Copé expliquait lors de son point presse de rentrée, lundi 14 septembre : "Il serait possible d'accueillir vingt-quatre réfugiés Syriens. Ces gens-là sont comme vous et moi. Ils sont ingénieurs, médecins et de toutes les professions. Ils sont éduqués et fuient la guerre, comme ça s'est produit pour d'autres, comme au Vietnam dans les années 80. Aujourd'hui, si mille communes accueillent chacune vingt-quatre réfugiés, le compte y est".

L'Etat a en effet prévu d'accueillir 24 000 réfugiés en deux ans.

Cependant, le maire de Meaux reconnaît que "les 1 000 euros que l'Etat prévoirait de donner aux villes par réfugié sont insuffisants".

Pour lui, il faut revoir les accords de Schengen. Emboîtant le pas de Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé souhaite un "Schengen 2" qui remanierait les textes en profondeur. (Voir notre précédent article ici)

Samedi, Bernard Cazeneuve a déclaré que la région Ile-de-France allait, dès cette semaine, soulager l'Allemagne d'un millier de réfugiés syriens et irakiens. Ainsi l'Ofpra, (Office français de protection des réfugiés et apatrides) est chargé de procéder à un écrémage et de sélectionner les personnes qui pourront obtenir rapidement le statut de réfugié. "Celles-ci doivent passer le minimum de temps au sein des structures d'accueil provisoires" a précisé le ministre.

La réunion avait principalement pour objectif d'imposer une méthodologie pour l'accueil des réfugiés dans les mois et les années à venir. Le maire de Paris, Anne Hidalgo, a indiqué, d'après différents médias : "En une semaine, notre pays est passé d'un refus massif de l'accueil des réfugiés, nous disait-on dans les sondages, à une majorité de Français qui soutiennent le mouvement d'accueil des réfugiés. Une semaine pour balayer ce que l'on nous disait sur le caractère étriqué de la société française qui aurait peur de tout, peur d'elle-même, peur de l'étranger, peur de la différence. Une semaine ! (...) Lorsqu'on renonce effectivement à porter nos convictions dans le débat politique public, effectivement, nous laissons la place à ce que certains appellent la "lepénisation des esprits".

Selon l'Office international des migrations, le nombre de personnes qui ont traversé la Méditerranée depuis le mois de janvier s'élève à quatre cent trente mille. En Europe, tandis que certains pays accueillent, d'autres ferment les frontières et érigent des clôtures.

De l'autre côté de la mer, près des côtes africaines, des centaines de milliers d'autres attendraient leur départ vers l'Europe.

Migrants ► Sarkozy pour un "véritable statut provisoire de réfugié de guerre"

L'annonce a été reprise dans les médias nationaux : Nicolas Sarkozy, l'ancien chef de l'Etat, président du groupe des Républicains, voudrait un "Schengen 2", un peu comme un espace 2.0 quand on fait une mise à jour en informatique. Les accords de Schengen seraient donc déjà obsolètes ? Ainsi, tandis que la France se prépare à accueillir 24 000 réfugiés syriens, l'ancien président souhaite voir évoluer les statuts de réfugié. Comme il l'a indiqué dans une interview dévoilée par l'AFP, mercredi 9 septembre, il y verrait d'un côté "les migrants économiques que la France n'a les moyens d'accueillir que de façon très limitée", d'un autre côté "les réfugiés politiques que nous avons toujours accueillis au nom de notre tradition humaniste qu'il serait inacceptable de modifier" et enfin dans un troisième volet, "les réfugiés de guerre, obligés de fuir provisoirement leur pays en voie de désintégration et, comme c'est le cas pour l'Irak ou la Syrie, que nous devons accueillir pour la seule période des conflits et qui ont donc vocation à rentrer chez eux une fois la paix rétablie."

Désintégration, c'est le mot qu'il a également employé pour alerter sur l'état de la société française qui, selon lui, manquerait d'une politique migratoire qui distingue les trois catégories : "migrants économiques", "réfugiés politique" et "réfugiés de guerre".

L'ancien chef de l'Etat a prévu l'organisation. Dans une version Schengen 2, il envisagerait de "créer des centres de rétention dans les pays périphériques à l'espace Schengen afin d'instruire les demandes d'entrées en Europe" au titre de l'un ou l'autre des statuts, autrement dit de faire un tri avant de laisser entrer les migrants en Europe.

Il ajoute : "Si nous n'y prenons garde, les risques de désintégration de la société française grandiront jusqu'à devenir inévitables. Il sera alors trop tard pour verser des larmes de crocodile sur une situation que par lâcheté on a refusé d'affronter".

Pour l'urgence, l'ancien président préconise une réunion entre "l'Union européenne et nos voisins de la Méditerranée pour préparer un accord multilatéral sur l'immigration". Faudrait-il demander à la Syrie son accord pour accueillir ces réfugiés ?

Nicolas Sarkozy parle également de refonder la politique européenne sur l'immigration, tout en estimant qu'un "Schengen 2" devrait laisser le principe intangible de "la liberté de circulation des Européens".

Pour lui, les 24 000 migrants qui vont venir en France devraient ainsi avoir le statut provisoire de "réfugiés de guerre".

Réfugiés ► Christian Estrosi ne veut pas de politique des quotas

Christian Estrosi, le député et maire de Nice, refuse une politique des quotas. C'est ce qu'il a annoncé dimanche 6 septembre à la presse tandis qu'il venait de visiter le mémorial du camp de Milles, près d'Aix-en-Provence. Il était interrogé sur l'invitation adressée par Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, aux maires des villes qui souhaitaient accueillir des réfugiés.

Ainsi a-t-il fait remarquer que "sa ville, en fonction de ses disponibilités, accueillait déjà des réfugiés dont des chrétiens d'Orient".

Christian Estrosi a appelé à combattre "l'islamisme radical comme nos pères et nos grands-pères ont combattu avec la même force et mis à bas le nazisme et le stalinisme".

Le maire de Nice ne veut pas se laisser dicter par le gouvernement une politique basée sur des quotas. "Je n'ai pas attendu ce gouvernement pour prendre des initiatives (...) Un de mes adjoints se rendra sans doute à la réunion organisée par Bernard Cazeneuve, moi-même ne pouvant m'y rendre pour des questions d'emploi du temps".

 

Le camp des Milles a été utilisé comme camp d'internement sous le régime de Vichy.

La visite par le député sur Facebook

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