Maltraitance animale ► Le Sénat pose une ligne rouge : "pas d'interdiction sans solution pour l'avenir"

Maltraitance animale ► Le Sénat pose une ligne rouge : "pas d'interdiction sans solution pour l'avenir"

Communiqué de Anne Chain-Larché, sénatrice de Seine-et-Marne, lundi 18 octobre - 

Le Sénat a remanié et voté à la quasi-unanimité une proposition de loi qui contenait des avancées certaines mais menait aussi, au départ, à des aberrations pour les animaux. Pour lutter efficacement contre la maltraitance animale, il faut du bon sens et de la responsabilité.

Lutter contre les achats d’impulsion : le « certificat d’engagement et de connaissance » pour les acquéreurs d’animaux n’apportait pas assez de garanties contre ce phénomène, l’une des principales causes d’abandon. Jugeant que lorsqu’on s’engage pour une vie, on peut bien attendre une semaine, le Sénat a instauré un délai de réflexion de 7 jours avant d’acheter un animal de compagnie.

Lutter contre les trafics : les sénateurs ont encadré strictement les ventes d’animaux de compagnie en ligne. Ils ont augmenté les peines pour les vols d’animaux alimentant les trafics et ont prévu la fermeture de toute animalerie introduisant illégalement sur le territoire des chiens et chats d’Europe de l’Est.

De la responsabilité pour que les bonnes intentions de la loi ne provoquent pas de catastrophe pour les animaux actuellement en captivité. Car, passé l’effet d’annonce médiatique de l’interdiction, quel sort leur réservera-t-on ? Interdire dans un délai court la détention d’animaux de cirques, de dauphins et d’orques les condamnerait à mort, faute de places d’accueil disponibles.

Au Mexique, un an après l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques itinérants, ¾ de ces animaux, arrachés à leur environnement habituel, étaient morts.

Les cétacés seraient au mieux vendus à Dubaï pour finir leurs jours dans une piscine privée, sans garantie pour leur bien-être. Au pire, ils risquent l’euthanasie, à l’instar de la femelle Femke dont il a fallu abréger les jours quand le delphinarium du parc Astérix a fermé. Interdire dans la loi la reproduction des dauphins est une chose mais, d’après les scientifiques, la contraception leur cause des tumeurs mortelles.

Pour les sénateurs, sacrifier vingt-et-un dauphins, quatre orques et huit cents animaux de cirques au dogmatisme animaliste n’est pas une option entendable. Aussi, le Sénat a posé une ligne rouge : pas d'interdiction sans solution pour leur avenir. Mais des solutions de compromis peuvent être trouvées avec les vétérinaires et les professionnels.

Ainsi, le Sénat propose de maintenir la conservation de cétacés dans des centres de recherche ouverts au public. On ne protège bien que ce que l’on connaît bien et la recherche est cruciale pour la conservation des trente-sept espèces de dauphins actuellement menacées dans le monde.

Il propose que le ministère de l’Ecologie établisse la liste des animaux sauvages pour lesquels l’itinérance pose le plus problème en termes de bien-être. Leur détention pourrait être interdite, à la condition qu’ils aient une solution de placement plus satisfaisante qu’aujourd’hui.

Du bon sens et de la responsabilité : c’est grâce à cette ligne, exigeante et bien sûr plus nuancée que des interdictions de principe médiatiques mais peu réalistes, qu’aucun groupe politique n’a voté contre le texte du Sénat.

Animés de cet esprit constructif, les sénateurs appellent les députés à rendre possible l’adoption de la loi, par voie de compromis, en commission mixte paritaire ce jeudi, pour faire avancer réellement la cause animale.

 

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Dernière modification le mardi, 19/10/2021

Publié dansLes communiqués

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