Lagny-sur-marne ► Texto à un policier : « On découpe comme Samuel Paty, sans empathie... »

Lagny-sur-marne ► Texto à un policier : « On découpe comme Samuel Paty, sans empathie... »

 

« On découpe comme Samuel Paty, sans empathie... » C'est le SMS qu’a reçu un cadre de la police nationale, jeudi 28 janvier. En envoyant à la police la phrase qui avait déjà valu quinze mois de prison au rappeur seine-et-marnais, Maka, Tonni* le Latignacien voulait lui aussi faire le buzz.

Si Tonni cherchait à être connu, il n’aurait pas pu mieux s'y prendre. Il a envoyé le message depuis son adresse personnelle qui comporte son nom et son prénom. Il a également utilisé son téléphone portable pour rechercher la messagerie de son destinataire en laissant toutes les traces nécessaires pour qu'on remonte jusqu’à lui.

Interpellé par les forces de l’ordre le lendemain de sa correspondance, Tonni est passé en comparution immédiate, mardi 2 février, à Meaux. Durant l’enquête, une expertise psychologique a relevé que Tonni avait des « capacités intellectuelles entre le niveau faible et normal » et qu'il souffrait d’un "retard mental léger qui peut altérer son discernement". Récemment, son père a entamé des démarches pour qu’il soit placé sous protection en raison de son état mental.

Tonni avait déjà été condamné à six mois de prison en sursis, le 31 octobre, pour avoir harcelé d’appels téléphoniques malveillants les services de police et de gendarmerie. A l’audience, mardi 2 février, il a soutenu : « Ça ne m’a rien fait. Je m’en foutais de ce que je risquais » et il a déclaré au procureur : « Je peux faire plus. Peut-être je vais les braquer (ndla : les policiers). »

Tonni et Maka, son idole, ont beaucoup en commun : tous deux ont habité Lagny-sur-Marne, tous deux ont trouvé intelligente la phrase, « On découpe comme Samuel Paty, sans empathie », ils ont comparu devant le même juge et, finalement, ils vont de nouveau habiter dans la même commune, au centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin. Tonni a été condamné à quatre mois de prison ferme pour "menaces de mort à l'encontre d'un dépositaire de l'autorité publique".

*Le prénom a été changé. 

 

 

Dernière modification le mardi, 09/02/2021

Publié dansFaits divers

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